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Localisation: aix en provence
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Posted: Fri May 2 2008, 14:10 Post subject: Dancing The Dream |
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| Dancing the dream
La conscience s'exprime elle-même à travers la création. Ce monde dans lequel nous vivons est la danse du créateur. Les danseurs viennent et vont en un clin d'œil mais la danse demeure. En plusieurs occasions quand je danse, je me sens touché par quelque chose de sacré. En ces moments-là, je sens mon esprit prendre son envol et s'unir avec tout ce qui existe. Je deviens les étoiles et la lune. Je deviens l'amant et l'être aimé. Je deviens le vainqueur et le vaincu. Je deviens le maître et l'esclave. Je deviens le chanteur et la chanson. Je deviens le savant et le savoir. Je continue de danser jusqu'à la danse éternelle de la création. Le créateur et la création émergeant alors dans une joie intégrale.
Je continue de danser et de danser... et de danser, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que... la danse.
Michael Jackson Introduction Quand j'entends le nom Michael Jackson, je pense à un éclat de lumière, à des étoiles éblouissantes, des faisceaux de laser et à de profondes émotions. J'adore Michael Jackson. Je pense qu'il est une des plus grandes et magnifiques stars du monde, et il est également un des compositeurs les plus doués que le monde ait connu.
Ce qui fait de Michael un être unique, c'est que malgré ses exploits et ses récompenses, rien n'a altéré sa sensibilité et son souci pour le bien-être des autres, ou son amour intense et son affection pour sa famille et ses amis, et particulièrement pour tous les enfants du monde.
Je crois que Michael est comme un papier buvard. Il veut toujours apprendre. Il est si intelligent qu'il l'est d'une manière alarmante. Il est aussi très curieux et cherche à s'inspirer des personnes qui ont survécues... Celles qui n'ont jamais lâchées. Il n'est pas réellement de cette planète. Il est rempli des émotions profondes qui créent l'homme surnaturel, particulier, innocent, sincère, sage qu'est Michel Jackson. Je pense que Michael séduit l'enfant en chacun de nous, et je pense qu'il possède l'innocence que nous aimerions tous avoir ou garder.
Il est un des esprits les plus vifs, il est intelligent et rusé ~ c'est un mot bizarre pour le décrire car cela implique de la sournoiserie mais il est une des personnes les moins sournoises que j'aie jamais rencontrées dans ma vie. Il est l'honnêteté personnifiée ~ terriblement honnête ~ et vulnérable au point d'en souffrir. Il donne tellement de lui-même que parfois il en oublie de protéger son âme intérieur qui est l'essence de son être. C'est ce que j'aime le plus en lui et qui fait que le monde s'identifie à lui de cette façon.
Michael Jackson est aimé de tout le monde, il a une force d'énergie incroyable. Dans l'art de la musique, il est un chef de fil dans la qualité de sa production, à l'avant garde dans les hautes sphères de l'industrie. Qu'est-ce qu'un génie ? Qu'est-ce qu'une légende vivante ? Qu'est-ce qu'une mégastar ? Michael Jackson ~ voilà tout. Et quand vous pensez tout savoir sur lui, il vous en donne encore plus...
Je crois qu'il est un des meilleurs êtres à avoir touché cette planète et j'estime qu'il est le vrai KING of POP, ROCK and SOUL.
Elizabeth Taylor
1 – Planète Terre
Planète Terre, ma maison, mon abri
Une capricieuse anomalie dans la mer de l'espace
Planète Terre, es-tu seulement
Un nuage de poussière qui flotte
Un minuscule globe sur le point d'éclater
Un morceau de métal en train de rouiller
Un petit grain de matière dans le vide insensé
Un vaisseau spatial isolé, un gros astéroïde
Froide comme un rocher sans couleur
Maintenue avec un peu de colle
Quelque chose me dit que ce n'est pas vrai
Tu es mon amour, douce et bleue
Ne t'inquiète pas, tu as ta place
Dans les plus profondes émotions de mon cœur
Toute de brises légères, caressante et
Remplie de musique, tu hantes mon âme.
Dans mes veines j'ai senti le mystère
Des couloirs du temps, des livres d'histoire.
Les chansons de la vie des âges palpitant dans mon sang
Ont dansé le rythme de la marée et de
l'inondation.
Tes nuages brumeux, ton orage électrique
Étaient sous ma propre forme des tempêtes turbulentes.
J'ai goûté le sel, l'amer, la douceur
De chaque rencontre, passion, ardeur.
Ta couleur exubérante, ton parfum, ton goût
Ont transporté mes sens au-delà de toute hâte.
Dans ta beauté j'ai su le comment
Du bonheur éternel, ce moment présent.
Planète Terre, es-tu seulement
Un nuage de poussière qui flotte
Un minuscule globe sur le point d'éclater
Un morceau de métal en train de rouiller
Un petit grain de matière dans le vide insensé
Un vaisseau spatial isolé, un gros astéroïde
Froide comme un rocher sans couleur
Maintenu avec un peu de colle
Quelque chose me dit que ce n'est pas vrai
Ne t'inquiète pas, tu as ta place
Dans les plus profondes émotions de mon cœur
Toute de brises légères, caressante et
Remplie de musique, tu hantes mon âme.
Planète Terre, douce et bleue
De tout mon cœur, je t'aime.
2 – L'enfant magique (1° partie)
Il était une fois, un enfant qui vivait dans la liberté
Au plus profond de lui, il ressentait le rire
La gaieté et le jeu de l'allégresse naturelle
Il n'était pas préoccupé par la vie future
La beauté, l'amour étaient tout ce qu'il voulait voir
Il savait que sa puissance était la puissance de Dieu
Il était si confiant, mais ils le trouvaient bizarre
Cette puissance de l'innocence, de la compassion, de la lumière
Effraya les prêtres et créa un conflit
En plusieurs occasions, ils ont cherché à découvrir
Cette force mystérieuse qu'ils ne pouvaient pas manipuler
D'infinies façons, ils ont essayé de détruire
Sa confiance, sa joie illimitée
Son armure invincible était un bouclier de bonheur
Rien ne pouvait la détruire, aucun venin, aucun sifflement
L'enfant restait dans un état de grâce
Il n'était limité ni par le temps ni par l'espace
Dans des rêves en couleur, il gambadait et jouait
Tout en accomplissant son rôle, dans l'éternité il est resté
Des Devins sont venus et des prédictions ont été faites
Certaines étaient violentes, d'autres étaient audacieuses
Elles accusaient cet enfant, cette créature qui les rendaient perplexes.
Avec le reste du monde, il ne partageait aucune ressemblance
Est-il réel ? Il est si étrange
Sa nature imprévisible ne connaît aucun intermédiaire
Alors, il devient gênant, est-il loyal ?
Quel est son destin ? Quel est son sort ?
Et tandis qu'ils chuchotaient et conspiraient
Par des rumeurs sans fin pour l'épuiser
Pour détruire son pouvoir, l'écraser
Brûler son courage, en nourrissant sa crainte de combustible
L'enfant restait pur, sincère
Tout ce qu'il voulait c' était la haute montagne
Colorer les nuages, peindre le ciel
Au-delà de ces limites, il voulait voler
Dans l'organisation de la nature, ne jamais mourir
N'arrêtez pas cet enfant, il est le père de l'homme
Ne lui barrez pas le chemin, il fait partie du plan
Je suis cet Enfant, mais vous l'êtes aussi
Vous avez juste oublié, juste perdu l'indice
À l'intérieur de votre cœur repose un Prophète
Entre ses pensées, il peut entendre
Une mélodie simple mais merveilleusement claire
La musique de la vie, si précieuse, si chère
Si vous pouviez pendant un moment connaître
Cette étincelle de création, cette lueur exquise
Vous viendriez et danseriez avec moi
Allumez ce feu et nous pourrons voir
Tous les enfants de la terre
Tisser leur magie et offrir une nouvelle naissance
À un monde de liberté, sans douleur
Un monde de joie, beaucoup plus sain.
Au plus profond de vous, vous savez que c'est vrai
Trouvez simplement cet enfant, il se cache en vous.
3 – Voler sans moi
C'était en août, et je regardais le ciel. Me protégeant les yeux d'une main, j'ai vu un faucon monter en flèche sur les courants d'air chaud tourbillonnants. De plus en plus haut il a dessiné une spirale puis, dans un cri perçant et mystérieux, il a disparu.
Subitement, je me suis senti abandonné. "Pourquoi as-tu déployé tes ailes sans moi ?". J'ai pleuré. Alors mon esprit m'a répondu : "La voie du faucon n'est pas la seule voie. Tes pensées sont aussi libres que n'importe quel oiseau". J'ai alors fermé mes yeux et mon esprit s'est envolé, montant en flèche aussi haut que le faucon et même au-delà pour que je puisse voir toute la terre d'en haut. Mais quelque chose n'allait pas. Pourquoi j'avais si froid et que je me sentais si seul ?
"Tu as déployé tes ailes sans moi" m'a dit mon cœur. "Qu'est-ce que la liberté sans amour ?". Alors je suis allé tranquillement au chevet d'un enfant malade et je lui ai chanté une berceuse. Il s'est endormi en souriant, et mon cœur s'est envolé, se joignant à mon esprit en décrivant des cercles au-dessus de la terre. J'étais libre et rempli d'amour, mais encore une fois, quelque chose n'allait pas.
"Tu as déployé tes ailes sans moi" m'a dit mon corps. "Tes vols ne sont qu'imagination." Alors j'ai regardé dans les livres que j'avais ignorés jusque-là et j'ai lu l'histoire des Saints de toutes les époques qui avaient réellement volé. En Inde, en Perse, en Chine et en Espagne (même à Los Angeles !), la puissance de l'esprit a pénétré, pas uniquement le cœur, mais chaque cellule du corps. "Comme portée par un grand aigle" disait Sainte-Thérèse, "mon extase m'a soulevée dans les airs."
J'ai commencé à croire en cet exploit étonnant, et pour la première fois, je ne me suis plus senti abandonné. J'étais à la fois le faucon, l'enfant et le saint. À mes yeux, leurs vies sont devenues sacrées, et la vérité m'est apparue : Quand toute la vie est vue d'une manière divine, chacun déploie ses ailes.
4 - La danse de la vie
Je ne peux échapper à la lune. Ses doux rayons écartent les rideaux de la nuit. Je n'ai même pas besoin de les voir - une énergie bleu clair traverse mon lit et je suis debout. Je descends vers le sombre vestibule et j'ouvre la porte, non pas pour quitter la maison mais pour revenir vers elle. "Lune, Je suis ici !" dis-je en criant.
"Bien," réplique-t-elle. "Maintenant fais-nous une petite danse." Mon corps a commencé à bouger bien avant qu'elle ait dit quoi que ce soit. Quand cela a-t-il commencé ? Je ne peux pas m'en souvenir - mon corps a toujours été en mouvement. Depuis mon enfance, j'ai toujours réagi à la lune de cette façon, comme son dingue préféré et pas juste le sien. Les étoiles m'attirent près d'elles, assez près que je peux entrevoir leurs jeux scintillants. Elles dansent également, provoquant ainsi une douce secousse à mes molécules, un bond dans le temps à mes atomes de carbone.
Avec mes bras grands ouverts, je mets le cap vers la mer réveillant en moi une autre danse. À l'intérieur, la danse de la lune est lente, douce comme une ombre bleue sur la pelouse. Quand les vagues grondent, j'entends le cœur de la terre et le tempo reprend.
Je sens les dauphins qui sautent dans la mousse blanche, essayant de voler et quasi réussir quand les vagues se dressent haut dans le ciel. Leurs queues laissent un arc de lumière comme du plancton brillant dans les vagues. Une famille de petits poissons s'élève en clignotant des reflets d'argent dans le clair de lune comme une nouvelle constellation.
"Ah !" dit la mer. "Maintenant, nous rassemblons une foule."
Je cours le long de la plage, attrapant les vagues d'un seul pied et les esquivant de l'autre. J'entends un son léger surgir - une centaine de crabes affolés se cachent dans leurs trous, au cas où. Mais maintenant, je cours à toute allure, parfois sur la pointe des pieds, parfois à fond de train.
Je rejette la tête par en arrière et une nébuleuse tourbillonnante me dit, "Plus vite maintenant, tournoie !"
Souriant, baissant la tête en contre poids, je commence à tournoyer aussi frénétiquement que je le peux. C'est ma danse préférée parce qu'elle cache un secret. Plus vite je tourne sur moi-même, encore plus vite je me retrouve à l'intérieur. Ma danse est tout mouvement à l'extérieur, tout silence à l'intérieur. Autant j'aime faire de la musique, autant elle est une musique sans son qui ne meurt jamais. Le silence est ma vraie danse bien qu'elle ne bouge jamais. À mes côtés, mon gracieux chorégraphe bénit chaque doigt, chaque orteil.
Maintenant, j'ai oublié la lune, la mer et les dauphins mais je suis sous leurs charmes plus que jamais. D'aussi loin qu'une étoile, d'aussi près qu'un grain de sable, une présence s'éveille, scintillant avec la lumière. Je pourrais m'y retrouver éternellement, c'est si tendre et chaleureux. La toucher une fois et la lumière jaillit à partir de l'immobilité. Elle m'électrise et me transporte, et je sais que mon destin est de montrer aux autres que ce silence, cette lumière, cette grâce est ma danse. Je prends ce cadeau seulement pour le redonner.
"Plus vite, donne !" dit la lumière.
Comme jamais auparavant, j'essaie d'obéir en inventant de nouveaux pas, de nouveaux gestes de plénitude. En même temps, je sens où je suis, refoulant la colline. La lumière de ma chambre est allumée. En la voyant me ramène sur terre. Je commence à sentir les battements de mon cœur, la somnolence dans mes bras, le sang chaud dans mes jambes. Mes cellules veulent danser plus lentement. "Pouvons-nous marcher un peu ?" demandent-elles. "C'était comme un délire."
5 – Quand les bébés sourient
Quand les rêveurs rêvent et embrassent leur amoureux
Quand les arcs-en-ciel tissent et rayonnent de leurs couleurs
Ces moments sont si glorieusement vivants
Nous nous jetons à l'eau, nous plongeons
Dans les profondeurs
Nous sommes suspendus pendant quelques temps
C'est dans ces moments-là que les bébés sourient
Il y a des moments où le destin nous est ouvert
Rien n'est impossible et nous sommes guéris
Nous pouvons nous élever, nous pouvons voler
Nous pouvons marcher sur le feu, naviguer dans le ciel
À la lumière du rayonnement d'une étoile
Il n'y a aucune distance, rien n'est lointain
Ce sont des moments de pure innocence
Dans la lueur divine
Nous sommes suspendus pendant quelques instants
C'est en ces moments-là que les bébés sourient.
Il y a des moments où le c?ur est tendre
Où les paysages marins brillent dans une magnifique splendeur
Où la joie Céleste se projette sur la Terre
Et nous vivons une nouvelle naissance
Dans une Éternité sans limite
Dans la fraternité des anges
Nous nous amusons et jouons
Dans la cour de jeu de notre âme
Jusqu'au crépuscule
Nous sommes suspendus pendant quelques temps
C'est en ces moments-là que les bébés sourient.
Il y a des moments où nous nous unissons à Dieu
Tout est bien, rien est bizarre
Dans une réflexion silencieuse
Nous sentons notre perfection
Nous sommes la source, nous sommes le creuset
Rien ne peut nous blesser parce que nous sommes invincibles
Il n'y a aucun péché, il n'y a aucun pécheur
Nous pouvons seulement gagner, nous avons senti la lumière
Dans le bonheur
Nous flottons pendant quelques instants
C'est dans ces moments-là que les bébés sourient.
Des royaumes s'effondrent et perdent de leur classe
Des civilisations se divisent, des générations disparaissent
De turbulentes tempêtes ravagent les mers
De violents massacres persistent, malgré nos demandes
Mais une goutte de rosée étincelle quand les enfants jouent
Les tyrans crient, ils n'ont plus rien à massacrer
Les fées dansent et les lutins chantent
Tous sont couronnés, tous sont rois
Dans le Jardin
Nous gambadons pendant quelques temps
C'est dans ces moments-là que les bébés sourient.
6 – Mais le coeur disait non
Ils ont vu le pauvre vivre dans des cabanes en carton, alors ils les ont démolies et ont construit des projets. D'immenses blocs de béton et de verres ont surplombé des stationnements d'asphalte. Pour une raison ou une autre, ça ne ressemblait pas à une maison, même à une maison dans une cabane. "À quoi vous attendez-vous ?" ont-ils demandé impatiemment. "Vous êtes trop pauvre pour vivre comme nous. Jusqu'à ce que vous puissiez réussir par vous-même, vous devez être reconnaissants, n'est-ce pas ?"
La raison disait oui, mais le c?ur disait non.
Ils ont eu besoin de plus d'électricité dans la ville, alors ils ont trouvé un torrent de montagne pour construire un barrage. Comme les eaux sont montées, des lapins et des cerfs sont morts, des oisillons trop jeunes pour voler se sont noyés dans leur nid pendant que leurs mères criaient leur impuissance. "Ce n'est pas joli à voir" ont-ils dit, "mais maintenant, des millions de gens peuvent faire fonctionner leurs climatiseurs tout l'été. C'est plus important qu'un torrent de montagne, n'est-ce pas ?"
La raison disait oui, mais le c?ur disait non.
Ils ont vu l'oppression et le terrorisme régner dans une région lointaine, alors ils ont fait la guerre contre cela. Les bombes ont réduit le pays en ruine. Sa population tremblait de peur et, chaque jour, de plus en plus de villageois ont été enterrés dans des cercueils de bois rudimentaires, "Vous devez être préparés à faire des sacrifices" ont-ils dit. "Si quelques innocents meurent, n'est-ce pas le prix à payer pour la paix ?"
La raison disait oui, mais le c?ur disait non.
Les années ont passé et ils ont vieilli. Assis dans leurs confortables maisons, ils ont fait le point. "Nous avons mené une bonne vie" disaient-ils, "et nous avons fait la bonne chose." Leurs enfants ont baissé les yeux et ont demandé pourquoi la pauvreté, la pollution et la guerre ne sont toujours pas résolues. "Vous le découvrirez bien assez tôt" ont-ils répliqué. "Les êtres humains sont faibles et égoïstes. En dépit de nos meilleurs efforts, ces problèmes ne se résoudront jamais vraiment."
La raison disait oui, mais les enfants ont cherché dans leur c?ur et ont chuchoté "Non"
7 – Enfants du monde
Enfants du monde, nous le ferons
Nous nous rencontrerons sur les rivages infinis
Construisant des châteaux de sable et faisant voguer nos bateaux
Pendant que les gens se battent et défendent leur point de vue
Remettant sans cesse de nouveaux masques
Nous nous balancerons dans la marée du temps et le ferons.
Enfants du monde, nous le ferons
Avec une chanson, une danse, un bonheur innocent
Et la douce caresse d'une tendre baiser
Nous le ferons.
Pendant que les commerçants commercent et marchandent leur prix
Et que les politiciens essaient très fort d'être gentil
Nous nous rencontrerons sur les rivages infinis, faisant voguer nos bateaux
Nous le ferons.
Pendant que les avocats argumentent et que les médecins soignent
Les agents de change annoncent le prix de la viande
Pendant que les prédicateurs prêchent et sonnent la cloche
Et les opportunistes avec quelque chose à vendre
Nous chanterons et danserons dans un bonheur innocent
Avec la douce caresse d'un tendre baiser
Nous le ferons
Se rencontrant sur les rivages infinis
Construisant des châteaux de sable et faisant voguer nos bateaux
Nous le ferons.
Nous grimperons sur l'arc-en-ciel, les nuages et la tempêteEn volant dans le vent, nous changerons de forme
Nous toucherons les étoiles, enlacerons la lune
Nous briserons les frontières et serons bientôt là
Pendant que les architectes dressent les plans de leurs édifices
Et que les syndicats s'indignent
Pendant que la direction se dispute avec passion
Et que dans des lieux secrets se rencontrent des commerçants
Nous chanterons et danserons dans un bonheur innocent
Avec la douce caresse d'une tendre baiser
Nous le ferons.
Pendant que les philosophes continuent de s'interroger
Sur l'infini dilemme du corps et de l'esprit
Que les physiciens errent en réfléchissant
Sur les éternelles questions du temps et de l'espace
Que les archéologues examinent en fouillant
Dans les trésors anciens, petits et gros
Que les psychologues sondent en analysant les larmes
Les phobies, les peurs que d'un point de vue nerveux
Pendant que les prêtes confessent
Dans le confessionnal
Et que les gens luttent
Dans le tourbillon d'activités
Dans le bruit et le tumulte
Sur le sens du péché
Nous toucherons les étoiles, enlacerons la lune
Briserons les barrières, serons bientôt là
Grimperons sur l'arc-en-ciel, les nuages, la tempête
En volant dans le vent, en changeant de forme
Enfants du monde, nous le ferons
Avec une chanson, une danse, un bonheur innocent
La douce caresse d'un tendre baiser
Nous le ferons.
8 – Ainsi marchent les éléphants
Une chose curieuse à connaître sur les éléphants est que pour survivre, ils ne doivent pas tomber. Tous les autres animaux peuvent trébucher et se relever. Mais l'éléphant est toujours debout même pour dormir. Si un éléphant du troupeau glisse et tombe, c'est sans recours. Il gît sur le coté, prisonnier de son propre poids. Bien qu'angoissés, les autres éléphants l'encerclent de près, ils essayeront de le soulever mais il est très rare qu'ils puissent réussir. En extirpant un long soupir, l'éléphant tombé meurt. Les autres se tiennent à son chevet puis, lentement, ils poursuivent leur chemin.
C'est ce que j'ai appris des livres de la nature, mais je me demande s'ils sont justes. N'est-ce pas pour une autre raison que les éléphants ne doivent pas tomber ? Peut-être ont-ils décidé de ne pas le faire. Ne pas tomber est leur mission. Comme les plus sages et les plus patients des animaux, ils ont fait un pacte ~ je pense que c'était il y a très longtemps quand la période glaciaire s'est terminée. Se déplaçant par vastes troupeaux sur la surface de la terre, les éléphants ont d'abord aperçu les maigres hommes rôdant autour des grands pâturages avec leur lance de pierre.
"Quelle est la peur et la colère de cette créature ?" ont pensé les éléphants. "Mais elle héritera de la terre. Nous sommes assez sages pour le comprendre. Donnons-lui un exemple."
Alors, les éléphants ont regroupé leurs têtes grisonnantes et ont réfléchi. Quelle sorte d'exemple pourraient-ils démontrer à l'homme? Ils pourraient montrer à l'homme que leur puissance était plus grand que le sien, ce qui était certainement vrai. Ils pourraient manifester leur fureur avant lui, laquelle était terrible au point de déraciner toutes les forêts. Ou encore, ils pourraient se moquer de l'homme par la peur, piétinant leurs champs et écrasant leurs huttes.
Dans les moments de grandes frustrations, les éléphants sauvages feraient toutes ces choses mais, comme une famille unie, ils ont décidé que l'homme apprendrait mieux par la méthode douce.
"Montrons-lui notre vénération pour la vie" ont-ils dit. Et à partir de ce jour, les éléphants sont devenus de silencieuses, patientes et paisibles créatures. Ils ont laissé les hommes les monter et les exploiter comme des esclaves. Exilés des grandes plaines Africaines où ils vivaient en roi, ils ont permis aux enfants de rire de leurs tours dans les cirques.
Le message le plus important des éléphants est dans leur mouvement. Ils savent que pour vivre ils doivent se déplacer. Aube après aube, époque après époque, les troupeaux sont en marche, une grande masse de vie qui ne tombe jamais, une force de paix qu'on ne peut pas arrêter.
Comme des animaux innocents, ils ne soupçonnent pas qu'après tout ce temps, ils tomberont sous les balles par milliers. Gisant dans la poussière, ils seront mutilés à cause de notre avidité honteuse. Les grands mâles tombent les premiers pour que leurs défenses puissent servir à faire des babioles. Puis les femelles tombent à leur tour pour que les hommes puissent avoir des trophées. Les bébés courent en hurlant à l'odeur du sang de leurs propres mères, mais cela ne leur donne rien de fuir les fusils. Silencieusement, avec personne pour les nourrir, ils mourront aussi et tous leurs os blanchiront au soleil.
Au milieu de tant de morts, les éléphants pourraient juste s'abandonner. Tout ce qu'ils doivent faire est de se laisser tomber par terre. C'est suffisant. Ils n'ont pas besoin d'une balle : la Nature leur a donné la dignité de s'allonger et trouver leur repos. Mais ils se souviennent de leur ancien pacte et de leur promesse envers nous laquelle est sacrée.
C'est ainsi que les éléphants avancent et chacun des pas marque des mots dans la poussière : "Observe, apprend, aime. Observer, apprendre, aimer." Pouvez-vous les entendre ? Un jour dans la honte, les fantômes de dizaines de milliers de ces seigneurs des plaines diront : "Nous ne vous détestons pas. Ne voyez-vous pas enfin ? Nous étions prêts à tomber afin que vous, chers petits, ne tombiez jamais de nouveau."
9 - Le garçon et l'oreiller
Un père sage voulant enseigner une leçon à son jeune fils. "Voici un oreiller couvert de brocart de soie et rembourré de plumes d'oie la plus rare du pays" dit-il. "Va en ville et regarde combien ça rapportera."
D'abord, le garçon alla sur la place du marché où il vit un riche marchand de plumes. "Que me donnerez-vous pour cet oreiller ?" demanda-t-il. Le marchand plissa les yeux. "Je te donnerai 50 ducats d'or car, en effet, je vois que c'est un rare trésor."
Le garçon le remercia et continua. Ensuite, il vit une fermière qui colportait des légumes sur le côté de la route. "Que me donnerez-vous pour cet oreiller ?" demanda-t-il. Elle le toucha et s'exclama "Que c'est doux! Je te donnerai une pièce d'argent car j'ai très envie de coucher ma tête épuisée sur un tel oreiller."
Le garçon la remercia et continua de marcher. Finalement, il vit une jeune paysanne qui lavait les marches d'une église. "Que me donnerez-vous pour cet oreiller ? demanda-t-il. Le regardant avec un étrange sourire, elle répondit. "Je te donnerai un penny, car je peux voir que ton oreiller est dur comparé à ces pierres." Sans hésitation, le garçon posa l'oreiller à ses pieds.
Quand il rentra, il dit à son père. "J'ai eu le meilleur prix pour ton oreiller." Et il tendit le penny.
"Quoi ?" s'exclama son père. "Cet oreiller valait 100 ducats d'or au moins."
"C'est ce qu'a vu un marchand de plumes." dit le garçon, "mais étant cupide, il m'en offrait 50. J'ai eu une meilleure offre que ça. Une fermière m'offrait une pièce d'argent."
"Es-tu fou ?" dit son père. "Quand est-ce qu'une pièce d'argent vaut plus que 50 ducats d'or?"
"Quand c'est offert par amour." répondit le garçon. "Si elle m'avait donné plus, elle n'aurait pas pu nourrir ses enfants. Mais j'ai encore eu une meilleure offre que ça. J'ai vu une paysanne qui lavait les marches d'une église et qui m'a offert ce penny."
"Tu as complètement perdu la raison," dit son père, en secouant la tête. "Quand est-ce qu'un penny vaut plus qu'une pièce d'argent ?"
"Quand c'est offert par dévouement," répondit le garçon. "Car elle travaillait dur pour son Seigneur, et les marches de Sa Maison semblaient plus douces que n'importe quel oreiller. Même plus pauvre que les pauvres, elle avait encore du temps pour Dieu. Et c'est pourquoi je lui ai offert l'oreiller."
À cela le père sage sourit et embrassa son fils, et avec une larme à l'?il, il murmura "Tu as bien compris."
10 – Assez pour aujourd'hui
Les répétitions de danse peuvent durer jusqu'à minuit passé, mais cette fois, j'ai arrêté à dix heures. "J'espère que ça ne vous inquiète pas," ai-je dit en cherchant dans le vide, "mais c'est suffisant pour aujourd'hui."
Une voix venant de la salle de contrôle. "Ça va ?"
"Un peu fatigué, je crois," ai-je répondu.
J'ai enfilé un coupe-vent et je suis descendu dans le hall. Tout à coup, des pas précipités ont raisonné derrière moi. J'étais certain à qui ils appartenaient. "Je te connais trop bien," dit-elle en me rejoignant. "Qu'est-ce qui ne va pas ?"
J'ai hésité. "Bien, je ne sais pas trop ce que c'est mais aujourd'hui, j'ai vu une photo dans le journal. Un dauphin s'est noyé dans un filet de pêche. À la façon dont son corps était enchevêtré dans les cordes, on pouvait sentir une grande agonie. Ses yeux étaient vides mais il avait encore ce sourire celui que les dauphins ne perdent jamais même quand ils meurent"
Elle a glissé doucement sa main dans la mienne. "Je sais, je sais."
"Non, tu ne connais pas encore toute l'histoire. Ce n'est pas seulement que je me suis senti triste ou le fait qu'un innocent soit mort. Les dauphins aiment danser, de toutes les créatures de la mer, c'est ce qui les distinguent. Ils ne nous demandent rien, ils cabriolent dans les vagues en nous émerveillant. Ils font la course avec les bateaux, pas pour être les premiers mais pour nous dire, 'Ce n'est qu'un jeu. Poursuivez votre course, mais dansez aussi'
"Alors, pendant que j'étais au milieu de la répétition, j'ai pensé, 'Ils sont en train de tuer une danse.' Donc, il m'a semblé qu'arrêter était la seule chose à faire. Je ne peux pas empêcher une danse de mourir mais je peux m'arrêter un moment pour me souvenir, de la part d'un danseur pour un autre danseur. Est-ce compréhensible ?"
Ses yeux étaient doux. "Bien sûr, vu de cette façon. Nous attendrons probablement des années avant que chacun accepte de résoudre ce problème. Divers intérêts sont impliqués. Mais c'est très frustrant d'attendre les solutions du futur. Ton c?ur voulait le dire maintenant.
"Oui," ai-je dit en lui ouvrant la porte. "J'ai eu ce sentiment et c'est assez pour aujourd'hui."
11 – La marque des Anciens
Il avait vécu dans le désert toute sa vie, mais pour moi, c'était tout nouveau. "Vois-tu cette empreinte dans le sable ?" demanda-t-il en indiquant un endroit vers la dune. J'ai regardé d'aussi près que je pouvais. "Non, je ne vois rien."
"C'est bien vrai." Et il a ri. "Là où tu ne peux pas voir de traces est l'endroit où les Anciens marchaient."
Nous sommes allés un peu plus loin et il a pointé le doigt vers une ouverture très haut sur le mur de grès. "Vois-tu cette maison là-haut ?" a-t-il demandé. J'ai plissé très fort les yeux. "Il n'y a rien à voir."
"Tu es un bon élève." Et il a souri. "L'endroit où il n'y a ni toit ni cheminée est l'endroit où les Anciens ont sûrement vécu."
Nous avons suivi une courbe, et devant nous s'étalait une vue magnifique avec des milliers et des milliers de fleurs épanouies. "Vois-tu quelque chose qui manque ?" m'a-t-il demandé. J'ai secoué la tête. "C'est un flot de beauté infini."
"Oui." a-t-il dit à voix basse. "Là où rien ne manque est l'endroit où les Anciens ont récolté le plus."
J'ai pensé à tout ça, au fait que les générations d'autrefois vivaient en harmonie avec la terre la quittant sans laisser de marques aux endroits qu'elles habitaient. Cette nuit-là, au campement, j'ai dit, "Vous avez oublié une chose."
"Qu'est-ce ?" demanda-t-il.
"Où sont enterrés les Anciens ?"
Sans répondre, il a enfoncé son bâton dans le feu. Une flamme vive en jailli en léchant l'air, puis disparu. Mon maître m'a lancé un regard comme pour savoir si j'avais compris la leçon. Je suis resté silencieux et mon silence lui a confirmé que j'avais compris.
12 - Guéris Le Monde
Il existe un endroit dans ton coeur
Et je sais que c'est l'amour
Cet endroit pourrait être plus brillant que demain
Et si tu essayes vraiment
Tu verras qu'il n'y a nul besoin de pleurer
Dans cet endroit, tu ne ressentiras ni cris ni pleurs
Il existe différentes manières de se rendre là bas
Si tu te soucies vraiment de ceux qui vivent
Crée un petit espace
Crée un endroit meilleur...
Guéris le monde
Fais-en un endroit meilleur
Pour toi et pour moi ainsi que pour toute l'humanité
Il y a bien des gens qui meurent
Alors si tu te soucies vraiment de ceux qui vivent
Fais-en un endroit meilleur pour toi et pour moi
Si tu veux savoir pourquoi
C’est parce qu’il existe un amour qui ne peut mentir
L'amour est fort
Il se contente simplement d’apporter la joie de donner
Si nous essayons
Nous pourrons voir
Qu’à travers cette plénitude
Nous cesserons d’exister pour commencer à vivre enfin
Alors nous sentirons pour toujours
Que l'amour suffit à nous faire grandir
Alors crée un monde meilleur
Crée un monde meilleur...
Et les rêves auxquels nous croyons
Révéleront un côté heureux
Et le monde auquel nous avons cru
Brillera encore merveilleusement
Alors pourquoi continuons-nous à étouffer la vie
A blesser cette terre
A crucifier son âme
Le monde est le rayonnement céleste de Dieu
Nous pourrions voler si haut
Faire que notre esprit ne meurt jamais
Dans mon coeur, je sens que vous êtes tous mes frères
Ensemble nous verserons des larmes de joie
Nous verrons les nations transformer leurs épées en socs de charrues
Nous pouvons vraiment nous rendre là bas
Si tu te soucies suffisamment de ceux qui vivent
Crée un petit espace
Pour en faire un endroit meilleur...
Il y a bien des gens qui meurent
Alors si tu te soucies vraiment de ceux qui vivent
Fais-en un endroit meilleur pour toi et pour moi
Pour toi et pour moi
13 - Les enfants
Les enfants me montrent dans leurs sourires espiègles le côté divin qu’il y a en tout un chacun. Cette simple divinité brille directement de leur cœur. Il y a tant à apprendre. Si un enfant veut une glace au chocolat, il se contente simplement de la demander. Les adultes s’embrouillent en complications à savoir s’il faut manger la glace ou pas. Un enfant apprécie simplement.
Ce que nous avons à apprendre des enfants n’est pas puéril. Etre avec eux nous connecte à la profonde sagesse de la vie, à ce qui est vraiment présent et ne demande qu’à être vécu. Maintenant, quand le monde devient si confus et ses problèmes si compliqués, je sens que nous avons besoin de nos enfants plus que jamais. Leur sagesse naturelle montre la voie aux solutions qui reposent, en attendant d’être reconnues, à l’intérieur de notre propre cœur.
14 – Mère
Du fond des temps infinis, je n’étais qu’un foetus
Voulant prendre une forme hésitante
Issue de cette non-evidence, cette conception cosmique;
Sur cette terre par une fantastique réception
En un matin d’Août voulu par le destin
De ton être je suis né ;
D’un amour tendre tu as nourri une graine,
A ta propre détresse tu ne fis pas attention
Indifférente à tout risque ou danger
Tu t’es décidée sur cet étranger solitaire.
Les arcs-en-ciel, les nuages, le profond ciel bleu
Des rayonnants oiseaux qui volent en haut
Hors des fragments tu fis de moi un tout
A partir des éléments tu façonnas mon âme
Mère chérie, tu m’as donné la vie
Grâce à toi, il n’y a ni lutte ni querelle
Tu m’as donné la joie et une situation
Tu as pris soin de moi sans condition
Et si jamais je change ce monde
C’est à partir des émotions que tu as déployées
Ta compassion est si douce et si chère
Tes plus intimes sentiments je peux les entendre
Je peux comprendre la moindre de tes idées
La merveilleuse magie de ta potion d’amour
Et maintenant que je suis revenu de si loin
Que j’ai rencontré chaque roi et chaque tsar
Que j’ai été confronté à chaque couleur et à chaque foi
De chaque passion, chaque convoitise
Je reviens à cette nuit étoilée
Sans crainte de la force brute ou de la puissance
Tu m’as appris à me tenir debout et à me battre
Pour le moindre tort ou raison
Chaque jour sans aucun appui
Je conserverai précieusement ce que tu as façonné
Je me rappellerai chacun de tes baisers
Tes mots doux je ne les oublierai jamais
Peu importe là où je m’en irai d’ici
Tu seras toujours dans mon coeur, ma mère chérie
15 - La magie
L’idée que je me fais de la magie n’a rien à voir avec des spectacles de prestidigitation et d’illusion. Le monde entier abonde de magie. Quand une baleine plonge hors de l’eau telle une montagne qui vient de naître, on a le souffle coupé devant ce bonheur inattendu. Quelle magie ! Mais un bambin qui voit son premier têtard rayonner dans une flaque de boue ressent le même frisson. Ce prodige remplit son cœur parce qu’il a furtivement aperçu pendant un instant l’enjouement de la vie.
Quand je vois les nuages balayés au dessus d’une montagne au sommet enneigé, j’ai comme une envie de crier « Bravo ! » La Nature, la meilleure de toutes les magiciennes a délivré un nouveau frisson. Elle a révélé la vraie illusion, notre incapacité à être étonnés par ses merveilles. Chaque fois que le soleil se lève, la Nature répète un commandement : « Regardez ! » Sa magie est infiniment généreuse et en retour tout ce que nous avons à faire c’est apprécier.
Quel ravissement la Nature doit ressentir quand elle fait naître des étoiles à partir d’un gaz tourbillonnant et d’un espace vide! Elle les projette comme les paillettes d’une cape de velours, un milliard de raisons pour nous réveiller dans une joie pure. Quand nous ouvrons nos cœurs et apprécions tout ce qu’elle nous a donné, la Nature y trouve son retour. Le crépitement des applaudissements se répand à travers l’univers et elle fait la révérence.
16 - Le poisson qui avait soif
Un soir un bébé poisson dormait sous un corail quand Dieu lui apparut en rêve. « Je veux que tu ailles porter un message à tous les poissons de la mer » dit Dieu. « Que devrais-je leur dire ? » demanda le petit poisson. « Dis-leur simplement que tu as soif » reprit Dieu. « Et regarde ce qu’ils feront » puis sans rien dire d’autre, Il disparut.
Le lendemain matin le petit poisson se reveilla et se rappela de son rêve. « Quelle chose étrange que Dieu veut que je fasse » Pensa-t-il. Mais dès qu’il vit un imposant thon qui nageait près de lui, le petit poisson lui fit un signe « Excuse-moi mais j’ai soif » « Eh bien, tu dois être fou » lui dit le thon. Et d’un mouvement de queue dédaigneux, il s’éloigna en nageant.
Le petit poisson se sentait plutôt fou, mais il avait reçu des ordres. Le poisson suivant qu’il rencontra était un requin souriant. Gardant une distance de sécurité, le petit poisson le héla « excusez moi, monsieur, mais j’ai soif » « Eh bien tu dois être fou » répondit le requin. Remarquant un regard affamé dans les yeux du requin, le petit poisson s’éloigna à la nage rapidement. Tout au long du jour, il rencontra des morues, des maquereaux, des poissons scie et des mérous, mais chaque fois qu’il avait fait son petit discours, ils lui tournèrent le dos sans se préoccuper de lui. Se sentant désespérément confus, le petit poisson alla chercher la plus sage des créatures de la mer, qui s’avérait être une vieille baleine bleue avec trois cicatrices de harpon sur le côté.
« Excuse-moi mais j’ai soif! » cria le petit poisson, se demandant si la vieille baleine pouvait seulement le voir, lui qui n’était qu’une petite tache. Mais le sage poisson s’arrêta. « Tu as vu Dieu, n’est- ce pas ? »lui dit-il. « Comment le sais-tu ? » « Parce que j’ai eu soif une fois, moi aussi. » La vieille baleine rigola. Le petit poisson semblait surpris. « S’il te plait, dis-moi ce que signifie ce message de Dieu. » implora –t-il.
« Ca signifie que nous Le cherchons aux mauvais endroits » lui expliqua la vieille baleine. « Nous cherchons Dieu en haut et en bas, mais en fait, il n’est pas là. Aussi nous lui en voulons et nous nous disons qu’Il a dû nous oublier. Ou alors nous décidons qu’Il est parti depuis longtemps si Il avait été seulement là. » « Comme c’est étrange, dit le petit poisson, de ne pas remarquer ce qui est autour de nous » « Très étrange » acquiesça la vieille baleine. « Cela ne rappelle-t-il pas un poisson qui dit qu’il a soif ? »
17- Innocence
Il est facile de se méprendre sur le fait d’être innocent avec celui d’être simple d’esprit ou naïf. Nous voulons tous paraître sophistiqués ; nous voulons tous paraître “dans le coup” . Etre innocent c’est être “hors de ça”
Cependant il y a une vérité profonde dans l’innocence. Un bébé regarde dans les yeux de sa mère, et tout ce qu’il voit c’est de l’amour. A mesure que l’innocence s’affadit, des choses plus compliquées prennent sa place. Nous pensons que nous avons besoin de surpasser les autres et manigancer pour obtenir ce que nous avons besoin. Nous commençons par dépenser beaucoup d’énergie pour nous protéger nous-mêmes. Et alors la vie devient une lutte. Les gens n’ont pas d’autre choix que d’être “dans le coup”. Comment peuvent-ils alors survivre ?
Quand vous en arrivez là, survivre signifie voir les choses telles qu’elles sont vraiment et y répondre. Cela signifie être ouvert. Et c’est ce qu’est l’innocence. Il s’agit de simplicité et de confiance à l’image de l’enfant, sans chercher à juger et converger à un étroit point de vue. Si vous êtes enfermé dans un modèle de pensée et de réponse, votre créativité se bloque. Vous manquez la fraîcheur et la magie du moment. Apprenez à être innocent à nouveau et cette fraîcheur ne s’envolera jamais.
18 – La confiance
Alors que je nourrissais des écureuils dans le parc, j’ai remarqué un tout petit qui semblait ne pas avoir confiance en moi. Tandis que les autres s’approchaient suffisamment pour manger dans ma main, il gardait ses distances. Je lançai une cacahuète vers lui. Il se tendit, s’en saisit nerveusement et s’éloigna en courant. La fois suivante il dut se sentir moins effrayé, parce qu’il vint un peu plus près. Plus il se sentait en sécurité, plus il me faisait confiance. Finalement il s’assit à mes pieds, plus hardi que n’importe quel autre écureuil réclamant bruyamment la prochaine cacahuète.
La confiance c’est comme ça – il semble toujours que cela vienne de la foi que l’on peut avoir en soi-même. Les autres ne peuvent vaincre la peur pour vous ; il faut le faire soi-même. C’est dur, parce que la peur et le doute sont tenaces. On a peur d’être rejetés, ou d’être blessés une fois de plus. Aussi on garde une distance de sécurité. On pense que se séparer soi-même des autres nous protégera, mais ça ne marche pas, non plus. Ca nous laisse seuls et sans amour.
Croire en soi-même commence par le fait de reconnaître que c’est bien d’avoir peur. Avoir peur n’est pas un problème, parce que tout le monde se sent anxieux et fragile parfois. Le problème n’est pas d’être suffisamment honnête pour admettre ses peurs. A partir du moment où j’accepte mes propres doutes, je suis plus ouvert aux autres. Plus j’irai profondément en moi, plus je deviendrai fort, parce que je réalise que ma véritable personne est bien plus forte que n’importe quelle peur. En s’acceptant complètement, la confiance devient entière. Il n’y a plus de séparation entre les gens, parce qu’il n’y a plus de séparation en soi-même. Dans l’espace dans lequel résidait la peur, l’amour peut enfin croître.
20 - L’amour
L’amour est une drôle de chose à décrire. Il est si facile à ressentir et cependant si délicat à en parler. C’est comme un morceau de savon dans une baignoire- on le tient dans la main tant qu’on le serre assez fort.
Certaines personnes passent leur vie à chercher l’amour en dehors d’eux-mêmes. Ils pensent qu’ils doivent s’en saisir afin de l’obtenir. Mais l’amour glisse tel un morceau de savon mouillé.
S’accrocher à l’amour n’est pas insensé, mais on a besoin d’apprendre à le saisir délicatement, avec tendresse. Le laisser s’envoler quand il le veut. Quand il a la possibilité d’être libre, l’amour c’est ce qui rend la vie vivante, joyeuse et nouvelle. C’est l’essence et l’énergie qui motive ma musique, ma façon de danser, tout. Tant que l’amour est dans mon cœur, ce sera partout.
21 – Dieu
C’est étrange comme Dieu ne craint pas de s’exprimer dans toutes les religions du monde, alors que les gens s’accrochent à la notion que leur voie est la seule véritable. Quelque soit ce que vous direz au sujet de Dieu, cela offensera quelqu’un, même si vous dites que l’amour universel de Dieu les concerne également. Pour moi la forme de Dieu n’est pas le plus important. Le plus important c’est son essence. Mes chansons et mes danses sont des contours que je dessine pour Lui afin qu’il vienne les remplir. Je mets en place la forme. Elle installe la douceur.
Je regardais le ciel étoilé et admirais les étoiles si intimement proches, c’était comme si ma grand-mère les avait créées pour moi. « Quelle richesse, comme c’est somptueux ! » pensai-je. A ce moment-là j’ai vu Dieu dans Sa création. Je pouvais assez facilement la voir dans la beauté d’un arc-en-ciel, la grâce d’une biche bondissant à travers une prairie, la vérité du baiser d’un père. Pour moi le contact le plus doux avec Dieu n’a pas de forme. Je ferme les yeux, regarde en moi, et entre dans un doux et profond silence. L’infinité de la création de Dieu m’embrasse. Nous sommes un.
22 - Comment je crée de la musique
Les gens me demandent comment est-ce que je crée de la musique. Je leur dis simplement que je m’approche d’elle. C’est comme s’approcher d’une rivière pour se mêler à son cours. Chaque moment dans la rivière à sa chanson. Aussi je reste dans l’instant et j’écoute.
Ce que j’entend n’est jamais pareil. Une marche à travers les bois apporte le chant d’un léger craquement : les feuilles sifflent dans le vent, les oiseaux piaillent et les écureuils grognent, les brindilles craquent sous les pieds et le battement de mon cœur les retient tous ensemble. Quand on se mêle au débit, la musique est à l’intérieur et à l’extérieur, et les deux sont les mêmes. Tant que je pourrai écouter cet instant, je ferai toujours de la musique.
23 – Ryan White
Ryan WhiteRyan White, symbole de justice
Ou enfant de l’innocence, messager de l’amour
Où es-tu maintenant, où es-tu parti?
Ryan White, tes jours ensoleillés me manquent
Nous folâtrions avec insouciance dans des jeux interminables
Tu me manques Ryan White,
Ton sourire innocent et brillant me manque
Ta gloire, ta lumière me manquent
Ryan White, symbole de contradiction
Enfant de l’ironie, ou enfant de fiction?
Je pense à ta vie fracassée,
A ton combat, à ta lutte
Pendant que des demoiselles dansent sous la lumière nocturne de la lune
Dans des soirées au champagne sur des croisières pour privilégiés
Je vois ta forme perdue, ton image spectrale
Je ressens tes blessures envenimées, tes ecchymoses de martyre
Ryan White, symbole de l’agonie et de la douleur
De la peur ignorante rendue à la folie
Dans une société hystérique
Remplie d’une anxiété délétère
Et de piété feinte
Tu me manques, Ryan White
Tu nous a montré comment nous tenir et nous battre
Sous la pluie tu étais un nuage rempli de joie prêt à éclater
L’étincelle de l’espoir en chaque garçon et fille
Dans les profondeurs de ton angoissant chagrin
Etait le rêve d’un autre lendemain
24 - L’ombre élusive
Bien que j’ai voyagé très loin
La porte de mon âme était restée entrouverte
Dans l’agonie de la crainte mortelle
Ta musique je ne l’ai pas entendue
A travers les routes tortueuses qu’était l’allée de la mémoire
J’ai porté ma croix dans la douleur
C’était un voyage de folie,
D’angoisse née dans la tristesse
J’ai erré ça et là
Reculé au moindre souffle
A la recherche de ce nectar volé ;
Dans mon cœur ce sceptre perdu depuis longtemps
Dans tous ces visages hantés
Je cherchais mon oasis
D’une certaine façon, c’était dans une folie d’ivresse
Une cruelle hystérie, une brume floue
Bien des fois j’ai essayé de briser
Cette ombre qui me suivait et que je ne pouvais secouer
Bien des fois dans la foule bruyante
Dans la bousculade et le remue-ménage d’un vacarme si fort
Je regardais furtivement en arrière pour voir sa trace
Je ne pouvais la perdre n’importe où
Ce fut seulement quand je brisai tous mes liens
Après le calme des cris assourdissants
Dans les profondeurs de ces soupirs lourds de sens
La tristesse supposée d’un millier de mensonges
Je te fixai soudain dans ton regard fougueux
D’un seul coup je trouvai mon but
L’ombre élusive était mon âme.
25 - Au sujet des enfants du monde
Nous devons guérir notre monde blessé. Le chaos, le désespoir et la destruction insensée auxquels nous assistons aujourd’hui sont le résultat de l’isolement que les gens ressentent les uns envers les autres, ainsi que vis-à-vis de leur environnement. Souvent cet isolement prend racine dans une enfance émotionnellement malheureuse.
On a volé leur enfance aux enfants. L’esprit d’un enfant a besoin de se nourrir de mystère, de magie, d’émerveillement et d’excitation. Je veux que mon œuvre aide les personnes à redécouvrir l’enfant caché en eux.
26 – Deux oiseaux
Il est m’est difficile de leur dire ce que je ressens pour toi.
Ils ne t’ont jamais rencontré, et aucun n’a ta photo.
Aussi comment pourraient-ils seulement comprendre ton mystère ?
Donnons leur un indice :
Deux oiseaux sont dans un arbre.
Un picore des cerises tandis que l’autre regarde au loin.
Deux oiseaux volent dans les airs.
La chanson de l’un est comme un cristal qui tombe du ciel tandis que l’autre garde le silence.
Deux oiseaux tournoient sous le soleil.
Un capture la lumière sur ses plumes argentées, tandis que l’autre étend des ailes invisibles.
Il est facile de deviner quel oiseau je suis, mais toi, ils ne te trouveront jamais. A moins que…
A moins qu’ils n’aient déjà connu un amour sans soucis, qui ne se voit que de l’intérieur et qui respire librement dans l’air invisible.
Doux oiseau, mon âme, ton silence est si précieux.
Combien de temps faudra-t-il avant que le monde n’entende ta chanson dans la mienne ?
Oh, comme je soupire après ce jour !
27 - La dernière larme
Tes mots ont frappé mon coeur, et j’ai versé des larmes de douleur. « va t-en ! » hurlai-je. « Ce sont les dernières larmes que je verserai pour toi. » Puis tu es partie. J’ai attendu des heures, mais tu ne revins pas. Ce soir-là, j’ai versé des larmes de frustration. J’ai attendu des semaines, mais tu n’avais rien à dire. En pensant à ta voix, je versais des larmes de solitude. J’ai attendu des mois, mais tu ne me donnas pas signe de vie.
Dans les tréfonds de mon cœur, je versais des larmes de désespoir. Comme c’est étrange que toutes ces larmes n’aient pas pu laver ma blessure ! Puis une pensée d’amour perça à travers mon amertume.
Je me suis souvenu de toi dans la lumière du soleil, avec un sourire doux comme le vin de mai. Une larme de gratitude commença à tomber, et miraculeusement tu étais revenue. Une douce main toucha ma joue, et tu te penchas pour un baiser. « Pourquoi es tu revenue ? » Murmurai-je. « Pour essuyer ta dernière larme » répondis-tu. « C’était celle que tu avais gardé pour moi. »
28 - Extase Je suis né pour ne jamais mourirPour vivre dans le bonheur, sans jamais pleurer
Pour dire la vérité et ne jamais mentir
Pour partager mon amour sans rechigner
Pour étendre mes bras sans chercher à étrangler
Voici ma danse, voici mon côté élevé
Ce n’est pas un secret, ne le voyez-vous pas
Pourquoi ne pouvons pas tous vivre dans l’extase?
Extase, extase
Pourquoi ne pouvons pas tous
Vivre dans l’extase.
Sans culpabilité, sans regret
Je suis là pour oublier
Les souvenirs tachés d’un péché imaginaire
En chaque ami, parent et proche
Nous sommes venus ici pour célébrer
Le fait de se débarrasser de toute crainte
De toute notion, de toute semence,
Séparation, caste ou foi.
Cette aliénation, fragmentation, abomination
De la séparation, l’exploitation, l’isolation
Cette cruauté, cette hystérie, folie absolue
Cette colère, anxiété, débordante tristesse
Ecologie perturbée, destruction gratuite
Biologie malade, obstruction à la nature
Espèces menacées, pollution environnementale
Trous dans la couche d’ozone, solution de bravade
Ce n’est pas connaître l’étincelle qui illumine mon intérieur
C’est le même feu, qui rougeoie en chaque homme, enfant et Mère Supérieure.
27 - Berlin 1989
Ils détestaient le Mur, mais que pouvaient-il y faire? Il était trop dur pour être percé. Ils craignaient le Mur, mais cela n’avait-il pas de sens ? Beaucoup de ceux qui avaient essayé de grimper par-dessus ont été tués. Ils se méfiaient du Mur, mais qui ne le ferait pas ? Leurs ennemis ont refusé d’enlever une seule brique, peu leur importait les pourparlers de paix qui avaient duré longtemps.
Le Mur ricanait d’un rire amer. « Je vous donne une bonne leçon » se vanta-t-il. « Si vous voulez construire pour l’éternité, ne vous tracassez pas au sujet des pierres. La haine, la crainte et la méfiance sont bien plus fortes. » Ils savaient que le Mur avait raison, et ils avaient presqu’ abandonné.
Une seule chose les arrêta. Ils se rappelèrent qui était de l’autre côté. Une grand-mère, un cousin, une sœur, une femme. Des visages bien-aimés qui attendaient impatiemment d’être vus. « Que se passe-t-il ? » Demanda le Mur en tremblant. Sans savoir ce qu’ils faisaient, ils regardaient à travers le Mur, essayant de trouver les visages de ceux qui leurs étaient chers. Silencieusement, d’une personne à l’autre, l'amour continuait à faire son œuvre invisible. « Arrêtez ça ! » hurla le Mur. « Je m’effondre » Mais il était trop tard. Un million de cœur s’étaient retrouvés. Le Mur était détruit avant qu’il ne s’écroule.
30 - Mère Terre
Je marchais le long de la plage un jour d’hiver. En regardant en bas, j’ai vu une vague pousser une plume sur le sable. C’était une plume de mouette tachée de pétrole. Je la ramassai et sentis le fin film sombre sous mes doigts. Je me demandai si l’oiseau avait survécu. Est-ce que tout allait bien là-bas ? Je savais que ce n’était pas le cas.
Je me sentais triste de penser comment nous traitions notre demeure avec négligence. La Terre que nous partageons n’est pas simplement un rocher ballotté à travers l’espace mais un être vivant, nourrissant. Elle prend soin de nous ; elle mérite notre attention en retour. Nous traitons notre Mère la Terre de la même façon qu’on traite un appartement en location. On salit et on s’en va.
Mais il n’y a plus d’endroit où se rendre maintenant. Nous avons transporté nos ordures, nos guerres et notre racisme dans chaque recoin du monde. Nous devons commencer à le nettoyer, et cela signifie nettoyer d’abord notre cœur et notre esprit, parce qu’ils nous ont conduit à empoisonner notre chère planète. Plus tôt nous changerons, plus il sera facile de ressentir notre amour pour notre Mère la Terre ainsi que l’amour qu’elle nous donne si gracieusement en retour.
31 - Petite fille sage
Je connais une petite fille sage qui ne peut pas marcher. Elle est confinée dans un fauteuil roulant, et elle pourrait passer le reste de sa vie ainsi, depuis que les médecins ont perdu presque tout espoir de faire mieux pour ses jambes paralysées.
La première fois que j’ai rencontré cette petite fille sage, elle me lança un sourire qui m’enflamma de son bonheur éclatant. Comme elle était ouverte à tout ! Elle ne s’apitoyait pas sur elle-même et ne réclamait pas d’approbation ou d’autoprotection contre une quelconque honte. Elle se sentait complètement innocente sur le fait qu’elle ne pouvait marcher, comme une poupée qui n’a aucune idée de sa véritable nature.
Elle ne portait aucun jugement sur elle-même. C’était sa sagesse.
J’ai vu le même regard de sagesse dans d’autres enfants, de « pauvres » enfants comme la société les voit, parce qu’ils manquent de nourriture, d’argent, d’un domicile sûr, ou de soins sanitaires. Dès qu’ils atteignent un certain âge, beaucoup de ces enfants comprennent à quel point leur situation est mauvaise. La façon dont les adultes les regardent leur enlève cette innocence première qui est si précieuse et si rare. Ils commencent à croire qu’ils devraient se sentir mal au regard de leur état. C’est ça qui est « bien ».
Mais cette petite fille sage, qui avait seulement quatre ans, planait au-dessus de la pitié et de la honte tel un moineau insouciant. Elle a pris mon cœur dans sa main et l’a rendu aussi léger qu’une boule de coton, aussi il était impossible pour moi de ne serait-ce que commencer à penser « Quelle chose terrible » Tout ce que je voyais c’était de la lumière et de l’amour. Dans leur innocence, les très jeunes enfants se connaissent en tant que lumière et amour. Si nous voulons le leur permettre, ils peuvent nous apprendre à nous voir de la même façon.
Un éclat du regard d’une petite fille contient la même connaissance que la Nature implante dans le cœur de toute forme de vie. C’est le secret silencieux de la vie, qui ne peut être retranscrit par des mots. Il sait simplement. Il connaît la paix et comment ne pas blesser. Il sait que même le dernier souffle est un geste de gratitude du Créateur. Il sourit d’être en vie, attendant patiemment que les temps d’ignorance et de chagrin passent comme un mirage.
Je vois cette connaissance qui se révèle dans les yeux de plus en plus d’enfants, ce qui me fait penser que leur innocence croît en force. Ils vont nous désarmer nous les adultes, et cela suffira à désarmer le monde. Ils ne voient aucune raison de gâcher l’environnement, et aussi l’environnement sera nettoyé sans la moindre querelle. Une petite fille sage m’a parlé du futur quand elle m’a regardé, remplie de tant de paix et de contentement. Je me réjouis en lui faisant plus confiance que n’importe quel expert. Aussi vrai que la lumière et l’amour dissipent la culpabilité et la honte, sa prophétie se réalisera.
32 - Moi Toi Nous
J’ai dit que tu devais le faire. Tu as dit que tu ne voulais pas.
Nous en avons parlé, et nous avons convenu que je pourrais peut-être t’aider.
J’ai dit que tu avais tort.
Tu insistas pour dire que tu avais raison.
Nous nous sommes entraidés, et tort et raison ont disparu
J’ai commencé à pleurer.
Tu commenças à pleurer aussi.
Nous nous enlaçâmes, et entre nous poussa une fleur de paix
Comme j’aime ce mystère que l’on appelle Nous !
D’où est-ce que ça vient, hors de l’air léger ?
Je pensais à ce mystère et réalisai quelque chose :
Nous devons être l’enfant favori de l’amour, parce que tant qu’il ne t’atteint pas, Nous ne peut être là.
« Il » arrive sur les ailes de la tendresse ;
« Il » parle à travers notre compréhension silencieuse.
Quand je ris pour moi-même, « il » sourit
Quand je te pardonne, ça danse de jubilation
Aussi Nous n’est plus un choix, pas si toi et moi voulons grandir avec un autre.
Nous, nous unis, augmente notre force.
« Il » ramasse notre fardeau quand toi et moi sommes sur le point de tomber.
La vérité est que toi et moi aurions déjà abandonné depuis longtemps, mais Nous, ne nous laissera pas seuls.
« Il » est trop sage pour ça.
« Regardez dans vos cœurs » dit- « il ».
« Pas toi et moi, mais seulement Nous ».
33 - Ange de lumière
Il est difficile de voir les anges, bien que j’ai fixé longuement leurs images pendant des heures. Certaines personnes peuvent les voir sans avoir besoin d’ images et racontent des histoires intéressantes. Les anges gardiens sont de sexe féminin, par exemple, ce qui ne m’a pas surpris, une fois que je l’ai su. Un ange chargé de la naissance, recruté parmi les jeunes classes attend chaque enfant quand il naît, tandis qu’un autre, plus âgé mais non menaçant, aide ceux qui meurent à quitter ce monde sans chagrin ou douleur.
Vous pouvez prier les anges, ils vous écouteront mais le meilleur moyen de les appeler, m’a-t-on dit, est de rire. Les anges répondent au plaisir, parce que c’est de ce dont ils sont faits. En fait, quand les pensées des gens sont troublées par la colère ou la haine, les anges ne peuvent venir vers eux.
Tous les anges n’ont pas d’ailes—selon ce que disent ceux qui les ont vus—mais ceux qui en sont pourvus peuvent déployer une paire d’ailes dorées qui s’étend au dessus du monde entier. Si vous aviez des yeux qui permettraient de regarder droit vers le soleil, vous pourriez voir un ange impressionnant qui préside de là-haut : le plus serein de tous qui sourit depuis la lune.
Les anges passent leur vie, qui est éternelle, à tourner autour du trône du Créateur en chantant Ses louanges. Les gens qui ont les oreilles aiguisées les ont entendus. Les harmonies du chœur angélique sont incroyablement complexes, disent-ils mais le rythme est simple. La plupart du temps il s’agit d’une marche, a affirmé un espion. Pour cette raison, ce fait est quasiment ce que j’ai appris de mieux jusqu’ici.
Au bout d’un moment on arrive à percevoir des chants solitaires d’anges qu’on ne pourrait voir soi-même. Quand un ange gardien a entendu ça, il était choqué. « On ne peut pas voir ? ». « Mais vous avez un ange en vous. Tout le monde en a un. Je peux le voir tout de suite, je pensais que vous le pourriez aussi. » « Non » ai-je dit tristement, et j’ai demandé à quoi il ressemblait. « Me ressemblait-il ? »
« Eh bien, oui et non » répondit le mystérieux ange gardien. « Tout dépend de ce que vous pensez être. Votre ange est un petit point de lumière situé au centre de votre cœur. Il est plus petit qu’un atome, mais il attend simplement. Une fois que vous vous serez rapproché de lui, votre ange s’épanouira. Plus vous serez proches, plus il croîtra, jusqu’à ce qu’enfin, dans un éclatement de lumière, vous le voyiez dans sa forme véritable, et à cet instant précis vous vous verrez vous-même également. »
Aussi maintenant je cherche mon ange tout le temps. Je m’assied silencieusement, regardant intérieurement en moi avec attention. Il n’a pas fallu longtemps pour que je capte un petit quelque chose. « Est-ce toi, Ange, qui tient une bougie ? » Un clignotement et il s’en était allé. Encore que c’était assez pour faire battre mon cœur sauvagement. La prochaine fois mon ange agitera une lampe, en tenant une torche en l’air, et brillera enfin tel un feu de camp.
C’est ce que m’a promis mon ange gardien, et maintenant que j’ai entrevu la gloire, j’en sais assez pour y croire.
34 - Je cherchais mon étoile
Quand j’étais petit, j’avais l’habitude de me coucher sur le dos dans l’herbe le soir. J’ai commencé à parler d’ une étoile à l’autre et souhaité qu’une d’entre elles m’appartienne, comme une amie imaginaire.
D’abord, j’ai choisi l’Etoile Polaire, car c’est la plus facile pour un enfant à trouver, une fois que l’on sait que la Grande Ourse est sur le point de l’attraper. Mais je voulais que mon étoile soit une étoile en mouvement et non une fixe telle que celle-là. D’ailleurs, les marins en mer seraient perdus sans l’Etoile Polaire pour les guider.
Puis j’ai choisi deux étoiles spéciales dans le cœur du Cygne. Toutes les autres étoiles étaient blanches - mais celles-là étaient d’un bleu brillant et d’or. Elles me rappelaient deux bijoux jumeaux, mais avant que je puisse choisir, je m’arrêtai. Elles s’appartenaient l’une l’autre, et il ne serait pas sympa de n’en prendre qu’une.
La Ceinture d’Orion attira mon regard un instant, mais je ne suis pas un chasseur. Il fallait que je laisse l’Etoile du Chien tranquille elle aussi, avec son nez pressé contre la traînée céleste et sa queue fouettant le ciel.
Pour finir je me retournai vers mes préférées, les Sept Soeurs. Pour moi elles étaient comme d’élégantes demoiselles qui se préparaient pour un bal, enveloppées dans un nuages bleu très léger. Mais qui aurait le cran de séparer sept sœurs ?
Mon jeu m’enseigna beaucoup de choses sur le ciel nocturne, mais je grandissais. L’idée d’avoir ma propre étoile s’estompa, et il m’était difficile de me rappeler si j’avais fini par en choisir enfin une. Les gens ont commencé à me dire qu'« étoile » signifiait quelque chose de tout à fait différent. Je les croyais à moitié, puis une nuit je me retournais dans mon lit, mal en point et inquiet. Mon cœur était lourd de problèmes. Trébuchant sur mes pieds, je regardai par la fenêtre. D’épais nuages masquaient le ciel de minuit. Pas d’étoiles !
Je frissonnai à la pensée d’un monde sans étoiles. Aucun guide pour les marins pour naviguer sereinement en mer, aucun bijou pour éblouir notre sens de la beauté, aucun chasseur qui se dirige vers le prochain horizon, aucune ravissante demoiselle emportant sur elle son parfum jusqu’à la salle de bal céleste. Mais tout autour du globe, l’air est si sale et les lumières des villes brillent tellement que pour certaines personnes quelques étoiles peuvent être vues malgré tout. Une génération d’enfants pourrait grandir en voyant un ciel blanc et se demander « Il y avait-il des étoiles là autrefois ? »
Rendons-leur le ciel et agissons maintenant – avant qu’il ne soit trop tard. Je vais chercher mon étoile jusqu’à ce que je la trouve. Elle est cachée dans le tiroir de l’innocence, enveloppée dans une écharpe de merveille. J’aurai besoin d’une carte pour me dire quel trou elle pourrait combler, et ça sera un petit début. Mais nous sommes environ cinq millions sur Terre, et nous avons tous besoin du ciel. Trouvez votre étoile et lancez-là vers le ciel. Vous l’avez déjà, n’est-ce pas ?
35 - Un enfant est une chanson
Quand les enfants écoutent de la musique, ils ne font pas qu’écouter. Ils se mêlent à la mélodie et se glissent dans le rythme. Quelque chose en eux commence alors à ouvrir ses ailes – bientôt l’enfant et la musique ne font qu’un. Je ressens ce sentiment aussi en présence de la musique, et mes meilleurs moments de créativité sont souvent ceux passés avec les enfants. Quand je suis avec eux, la musique vient à moi aussi facilement qu’une respiration.
Chaque chanson est un enfant que je nourris et à qui je donne mon amour. Mais même si vous n’avez jamais écrit une chanson, votre vie est une chanson. Comment pourrait-il en être autrement ? Vague après vague, la Nature vous caresse – le rythme de chaque aube et chaque crépuscule est une part de vous, la pluie qui tombe touche votre âme et vous vous retrouvez dans les nuages qui sont en train de jouer près du soleil. Vivre signifie être musical, à commencer par le sang qui danse dans vos veines. Chaque chose vivant a un rythme. Pour ressentir chacune d’entre elles, doucement et attentivement, faites ressortir sa musique.
Ressentez-vous votre musique?
Les enfants la ressentent, mais une fois qu’ils ont grandi la vie devient un fardeau et une corvée, et la musique se développe de moins en moins. Quelque fois le cœur est si lourd que nous nous en éloignons et oublions que ses vibrations sont le message le plus sage de la vie, message sans mots qui dit « vivez, soyez, bougez, réjouissez-vous – vous êtes en vie ! » Sans le rythme sage du cœur nous n’existerions pas.
Quand je sens venir le poids de la fatigue ou que je suis accablé, les enfants me font revivre. Je me tourne vers eux pour une nouvelle vie, pour une nouvelle musique. Deux yeux bruns me regardent si profondément, si innocemment et en moi je murmure « cet enfant est une chanson » C’est une expérience si vraie et si directe qu’instantanément je réalise à nouveau « je suis moi aussi une chanson ». Je reviens à moi-même une fois de plus.
36 - Enfant de l’ innocence
Enfant de l’innocence, tes jours ensoleillés me manquentNous jouions joyeusement à des jeux interminables
Depuis que tu as quitté la scène
Les rues sont solitaires, sombres et méprisables
Enfant de l’innocence, reviens à moi maintenant
Avec ton simple sourire montre leur comment
Ce monde une fois de plus, peut répondre à ton éclat
Et les vibrations du cœur oscillent au rythme de ta danse
Enfant de l’innocence, ton élégance, ta beauté
M’interpellent maintenant au delà de l’appel du devoir
Viens voler avec moi loin là-haut
Au delà des montagnes du pays de l’amour
Enfant de l’innocence, messager de la joie
Tu as touché mon cœur sans stratagème
Mon âme est consumée par un feu flagrant
Changer ce monde est mon plus profond désir.
37 - Seras-tu là
Etreins-moi comme le Jourdain
Et je te dirai
Que tu es mon ami
Porte-moi comme si tu étais mon frère
Aime-moi comme une mère
Seras-tu là?
Quand je serai fatigué me retiendras-tu ?
Quand j’aurai tort, me corrigeras-tu?
Quand je serai perdu, me retrouveras-tu?
Mais on m’a dit qu’un homme doit être fidèle
Et marcher même quand il n’en peut plus
Se battre jusqu’à la fin
Mais je ne suis qu’un être humain
Tout le monde veut me contrôler
On dirait qu’on veut me faire tenir un rôle
Je suis si confus
Te verrai-je?
Tu seras là pour moi
Et feras-tu attention à moi au point de me supporter?
Tiens-moi, montre-moi
Penche ta tête modestement
Doucement mais hardiment
Emmène-moi là-bas
Je ne suis qu’un humain
Porte-moi
Porte-moi avec hardiesse
Doucement et lentement
Emmène-moi là-bas
Je ne suis qu’un humain
Façonne-moi
Aime-moi et nourris-moi
Embrasse-moi et libère-moi
Et je me sentirai béni
Seul,
Quand j’ai froid et que je suis seul
Et que je n’ai besoin que de toi
T’en soucieras-tu encore?
Seras-tu là?
Sauve-moi
Guéris-moi et purifie-moi
Doucement tu me dis
« Je serai là »
Mais seras-tu là?
Tiens-moi
Caresse-moi et protège-moi
Touche-moi et guéris-moi
Je sais que tu fais attention
Mais seras-tu là?
Seul,
Quand j’aurai froid et que je serai seul
(Je suis solitaire parfois)
Et que je n’aurai besoin que de toi
T’en soucieras-tu encore?
Seras-tu là?
Transporte-moi
Transporte-moi fièrement
Gentiment et doucement
Transporte-moi là-bas
Façonne-moi
Aime-moi et nourris-moi
Embrasse-moi et libère-moi
Et je me sentirai béni
Appelle-moi
Sauve-moi et regarde-moi
Bénis-moi et dis-moi
« Je serai là »
Je sais que te soucies de moi
Sauve-moi
Guéris-moi et purifie-moi
Doucement tu me dis
« Je serai là »
Mais seras-tu là?
Nourris-moi
Nourris-moi et rassure-moi
Quand je serai seul et affamé
Partageras-tu encore ce moment avec moi?
T’en soucieras-tu encore ?
Soigne-moi
Rassure-moi, ne me quitte pas
Quand je serai blessé et que je saignerai
Que je serai meurtri et complètement dépouillé
T’en soucieras-tu encore?
Embrasse-moi
Regarde moi et embrasse-moi
Et quand mon cœur se brisera
T’en soucieras-tu ?
Seras-tu là?
Elève-moi
Elève-moi lentement
Je suis faible et je tombe
Je sais que tu es là
Mais te soucies-tu encore de moi?
38 - L'enfant magique (2° Partie)
L' enfant magique un jour eut du remords,Une sorte de souvenir vague, complètement fou :
Dans les couleurs, les formes et les nuances
On aurait dit un mystère fait d'un indice subtil.
Derrière le vent, l'orage, la tempête,
En plein mystère, au delà du voile
Caché à la vue en un merveilleux idéal
Il semblait y avoir une force qu'il ne pouvait pénétrer;
Sa musique et sa cadence étaient enjouées et douces
Il dansa avec extase sur un rythme vibrant.
Peu lui importait qu'il fasse froid ou chaud,
Sur la montagne était son siège royal.
Des étrangers vinrent et méprisèrent sa joie
Par le ridicule et la mesquinerie ils essayèrent de détruitre
Ce qui à leurs yeux n'était qu'un habile jeu
De leurs dards cruels ils tentèrent de dépouiller,
D'étouffer et d'étrangler son innocent émerveillement
Ils luttaient avec rage, en dépit de leurs bévues
Sans discontinuer, afin de voler son vacarme
Malgré leurs attaques, ils ne pouvaient rien briser
Toutes leurs flèches ne pouvaient briser
Le cadeau d'amour de Dieu qu'ils ne pouvaient falsifier,
Sans connaître sa force et ce qu'il recherchait vraiment
Il se plaignirent de lui bruyamment et le traitèrent d'anormal
Mais la force mystérieuse le retint
L'enfant magique grandit dans la bravoure et la hardiesse;
En plongeant au plus profond de son âme
En une exquise extase il découvrit son rôle
En lui, il n'y avait pas de limites
Cette force mystérieuse était l'espoir de l'humanité
En examinant avec acuité à travers le masque de l'Etre
Dans un silence au delà de tout regard
Il vit un champ d'une histoire différente
Un champ de puissance, de grande gloire
Rempli d'autres enfants,
Son élan si déferlant pourrait changer le monde
L'enfant magique était prêt à s'incliner
Pour semer, se saisir de la charrue
Sans se forcer, sans soupir,
Sans cri ni larme,
En une silencieuse perfection
Sous la direction de Dieu
Pour chanter ensemble comme une seule race
Endiguer la marée, transformer les lieux
Enfant magique ne t'inquiète pas au sujet de la manière
Ne tarde pas, le moment c'est maintenant.
39 – Ecoutes-tu?
Qui suis-je ?
Qui es-tu ?
D'où venons nous ?
Où allons nous ?
Qu'en est-il de tout ça ?
As-tu les réponses ?
L'immortalité est mon jeu
De la Félicité je suis issu
Dans la Félicité je me suis nourri
Vers la Félicité je repars
Si tu ne le sais pas maintenant
C'est une honte
Ecoutes-tu ?
Ce corps qui est mien
Est un flux d'énergie
Dans la rivière du temps
L'éternité passe, les âges vont et viennent
J'apparais et je disparais
Jouant à cache-cache
En un clin d'oeil
Je suis la particule
Je suis la vague
Qui tourbillonne à la vitesse de la lumière
Je suis la fluctuation
Qui prend le pouvoir
Je suis le Prince
Je suis le Valet
Je suis le fait
Qui réalise l'action
Je suis la galaxie, le vide sidéral
Dans la Voie Lactée
Je suis le fou
Je suis à la fois le penseur, la pensée en action et la chose pensée
Je suis à la fois le chercheur, la recherche et la chose cherchée
Je suis la larme, la lumière du soleil et la tempête
Je suis le phénomène, le champ, la forme
Je suis le désert, l'océan, le ciel
Je suis le Moi Primordial
En toi et moi
Une conscience pure et infine
Vérité, Existence et Béatitude je suis
En d'infinies expressions je vais et je viens
Jouant à cache-cache
En un clin d'oeil
Mais l'immortalité est mon jeu
L'éternité passe
Au plus prodond de moi-même
Je demeure
A jamais le même
De la Félicité je suis issu
Dans la Félicité je me suis nourri
Rejoins-moi dans ma danse
S'il te plait rejoins-moi maintenant
Si tu t'oublies toi-même
Tu ne sauras jamais
Comment jouer le jeu
Dans l'océan-lit d' Eternité
Arrête cette agonie du souhait
Joue à fond
Ne pense pas, n'hésite pas
Incline-toi en toi-même
Crée simplement...crée
L'immortalité est mon jeu
De la Félicité je suis issu
Dans la Béatitude je me suis nourri
Vers la Félicité je repars
Si tu ne le sais pas maintenant
C'est une honte
Ecoutes-tu ?
40 – Se libérer
Toute cette hystérie, toute cette agitation
Le temps, l'espace, l'énergie ne sont qu'une notion
De ce que nous avons conceptualisé, ce que nous avons créé
Tout ce que nous avons aimé, tout ce que nous avons haï
Où est le début, où est la fin
La flèche du temps, trop difficile à diriger,
Ces promesses brisées, que signifient-elles,
Ces lettres d'amours jamais envoyées
41 - Autrefois nous étions là
Avant le commencement, avant la violence
Avant l'angoisse du silence brisé
Une multitude d'attentes déçues
Des tiraillements de tristesse, brutalement étouffés
Mais j'ai choisi de me libérer
De couper ces liens, aussi je peux voir
Ces chaînes qui m'ont emprisonné dans des souvenirs de douleur
Ces jugements, ces interprétations qui ont embrouillé mon esprit
Ces blessures vives qui persistaient ne sont plus
A leur place, une vie nouvelle s'est éveillée
Cet enfant solitaire qui serre contre lui son jouet
A créé sa paix, découvert sa joie
Là où le temps n'existe pas, l'immortalité s'efface
Là où l'amour abonde, il n'y a point de crainte
L'enfant a grandi pour construire sa magie
Il a laissé derrière lui une vie de tristesse, jadis si tragique
Il est maintenant prêt à partager
Prêt à aimer, prêt à prendre soin
A ouvrir son coeur sans crainte de trop donner
Rejoins-le maintenant, si tu l'oses.
42 - Le Paradis est ici
Toi et moi qui ne serions jamais séparés
Ce n'est qu'une illusion
Forgée par les lentilles magiques de la Perception
Il n'existe qu'une seule Entité
Une seul Esprit
Nous sommes comme des petites vagues
Dans le vaste Océan de la Conscience
Viens, dansons la Danse de la Création
Célébrons la Joie de la Vie
Les oiseaux, les abeilles,
Les galaxies infinies
Les rivières, les montagnes,
Les nuages, les vallées,
Sont un exemple palpitant
Vivant, respirant
Plein d' énergie cosmique
Rempli de Vie, de Joie
Mon Univers
Ne crains pas
De savoir qui tu es
Tu es bien plus que tu ne l'as jamais imaginé
Tu es le Soleil
Tu es la Lune
Tu es la fleur sauvage qui s'épanouit
Tu es le rythme de la Vie
Qui palpite, qui danse
Depuis le simple grain de poussière
Jusqu'à l'étoile la plus éloignée
Et toi et moi
Qui ne serions jamais séparés
N'est qu'une illusion
Forgée par les lentilles magiques de la Perception
Célébrons la Joie de la Vie
Dansons la Danse de la Création
En scrutant au plus profond de nous mêmes
Nous créons
Des cycles sans fin qui vont et viennent
Nous nous réjouissons
Dans l'infinité du Temps
Il n'y a jamais eu un seul instant
Où je n'ai pas existé
Ou que tu n'as pas existé
Il n'y aura jamais un instant
Où nous cesserons d'être
L'infini – l'abscence de limites
Dans l'Océan de la Conscience
Nous sommes commes des petites vagues
Dans la Mer de la Félicité
Toi et moi qui ne serions jamais séparés
Ce n'est qu'une illusion
Forgée par les lentilles magiques de la Perception
Le Paradis est ici
Maintenant c'est ce moment d'Eternité
Ne te méprends pas
Réclame ta Félicité
Autrefois tu étais perdu
Mais maintenant tu es chez toi
Dans un univers sans frontières
Il n'existe nulle part où aller d'ici à là
C'est l'infini Océan de la Conscience
Nous sommes comme des petites vagues
Dans la mer de Félicité
Viens dansons la Danse de la Création
Célébrons la Joie de la Vie
Et toi et moi qui ne serions jamais séparés
Ce n'est qu'une illusion
Forgée par les lentilles magiques de la Perception
Il n'existe qu'une seule Entité
Le Paradis est ici
Tout de suite, ce moment d'Eternité
Ne te méprends pas
Réclame ta Félicité
43 – Saut quantique
Je t'ai cherché sur la colline et la vallée
Je t'ai cherché au-delà de la lumière
Je t'ai cherché dans chaque recoin et fente
Ma quête était parfois étrange
Mais à chaque fois
J'avais l'impression que je tournais en rond
Dans le moindre orage, la moindre tempête
Je pouvais entendre ton conte silencieux
Tu apparaissais où que j'aille
Dans chaque arôme, chaque parfum
Je pensais que j'étais en transe
Dans chaque frémissement je pouvais ressentir ta danse
Dans chaque regard je pouvais ressentir le tien
Tu étais là, comme par chance
Même si je vacillais
Malgré ceci, ma vie a changé
Tous mes doutes n'étaient que de vaines luttes
De jugements issus de souvenirs de douleur
Or, maintenant, en laissant aller les choses
Je peux rayonner dans ta lueur
Peu importe où je m'égare ou où je chemine
Je vois la splendeur de ton spectacle
Dans chaque drame je suis acteur
Dans chaque expérience, le facteur intemporel
Dans chaque transaction, chaque action
Tu es là, comme la semence
Je sais maintenant, car j'ai vu
Ce qui aurait pu arriver, ce qui aurait pu être
Nul besoin d'essayer à tout prix
Car dans ta manche tu détiens la bonne carte
Pour chaque fortune, chaque renommée
Le Royaume est là pour nous clamer
Que dans chaque feu, chaque foyer
Il y a une étincelle qui apporte une nouvelle naissance
Pour toutes ses chansons jamais chantées
Toutes ces attentes dans des coeurs toujours jeunes
Au-delà de tout ce qui peut être entendu ou vu
Dans les entrailles de ton être
Il est un champ qui embrasse l'infini
La pureté sans limites est l'embryon de la divinité
Si nous pouvions pour un seul instant ETRE
Nous pourrions immédiatement voir
Un monde dans lequel personne n'a souffert ni peiné,
De la beauté parfaite jamais souillée,
Des eaux étincelantes, des cieux chantants,
Des collines et des vallées où personne ne meurt
Ce jardin enchanté, cet endroit merveilleux
Où autrefois nous bâtifolions en des temps de grâce
Est en nous mêmes, une petite profondeur
Dans ce dépôtoir, dans cet amas
Sous ce monticule de culpabilité et de tristesse
Demeure la splendeur d'un autre lendemain
Si tu as toujours des promesses à garder
Lance-toi simplement, effectue ce saut.
44 – Celui qui est dans le miroir
Je voulais changer le monde, aussi je me suis réveillé un matin et j’ai regardé celui qui était dans le miroir.Celui qui me renvoyait mon regard me dit « Il n’y a pas de temps à perdre »La terre se délabre dans la douleur.Les enfants meurent de faimLes nations demeurent divisées par la méfiance et la haine.Partout l’air et l’eau ont été souillés presque au delà de tout espoir.Fais quelque chose!Celui qui était dans le miroir se sentait en colère et désespéré.Tout ressemblait à un gâchis, une tragédie, un désastre.J’ai décidé qu’il devait avoir raison.Ne me sentais-je pas terrifié par ces choses, moi aussi, comme lui?La planète était en train de s’éroder et de s’ | |